Le bilinguisme : un prisme à différentes facettes

girl making hand gesture on her face

Le bilinguisme tout le monde connait… Mais plus exactement de quoi parle-t-on?

1) Etre bilingue c’est
a. Maitriser deux langues dont une mieux que l’autre.
b. Le fait de pouvoir s’exprimer et penser sans difficulté dans deux langues à un degré de précision identique.
c. Appartenir à deux communautés et être imprégné des deux cultures.

a. Faux : il existe cependant plusieurs degrés d’expertise ;
– Le « vrai » bilinguisme : le bilingue est capable de parler chaque langue comme un locuteur natif. Dans ce cas on retrouve encore différents degrés de précision (il peut parler comme un natif très instruit ou peu scolarisé).
– Le semi-linguisme : le bilingue ne parle aucun des deux langues avec la même expertise qu’un locuteur natif.
– La diglossie : le sujet parle chacune des langues seulement dans un contexte spécifique.
b. Vrai
c. Vrai

Quels sont les différents types de bilinguisme ?

Selon Dijksterhuis (2002), il existe trois types de bilinguisme : le bilinguisme « équilibré », « asymétrique » et « déséquilibré ». Le premier type est ce que nous pouvons appeler le « bilinguisme équilibré », qui se produit lorsqu’une personne possède des compétences égales dans les deux langues, mais avec un léger avantage dans sa langue maternelle (dans ce cas, le français). Le deuxième type est appelé « bilinguisme asymétrique », qui se produit lorsqu’il y a une forte préférence en faveur d’une langue par rapport à l’autre, mais que la personne peut passer d’une langue à l’autre à sa guise ; une personne pourrait dire qu’elle parle anglais lorsqu’elle a besoin de s’exprimer en anglais et français lorsqu’elle veut montrer sa connaissance de la littérature française ou lorsqu’elle s’ennuie à l’école parce qu’elle n’a pas d’amis parlant sa langue maternelle (Dijksterhuis, 2002). Enfin, le troisième type est le « bilinguisme déséquilibré » qui correspond aux situations où il n’y a pas de préférence claire entre les deux langues, la personne utilise donc chaque langue selon ses besoins.

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Il existe 3 types de bilinguisme chez l’enfant :

Un enfant peut avoir une seule langue comme première ou unique langue, mais il peut plus tard apprendre une autre langue (une deuxième langue). L’étude de ce phénomène a été appelée « bilinguisme ». Elle fait intervenir un tiers : c’est l’enseignant qui travaille avec l’enfant et qui l’observe d’un point de vue objectif, qui l’aidera à trouver le bon niveau de progression et à veiller à ce qu’il ne prenne pas de retard par rapport aux autres élèves du même âge, afin d’éviter toute forme de discrimination à son égard (en ce qui concerne les notes ou le travail scolaire). En effet, dans de nombreux cas, si l’enfant ne parle qu’une seule langue à la maison et va à l’école où personne ne connaît la langue parlée par sa famille, il sera isolé et se sentira différent des autres et donc discriminé ;

L’enfant peut parler 2 langues, chacune à la maison et à l’école ; il est alors dit bilingue.

Pour comprendre pourquoi les gens apprennent une seconde langue, il est nécessaire de rappeler le modèle cognitif de l’apprentissage des langues décrit précédemment (voir chapitre 1), qui peut être résumé comme suit :

  • Une personne doit savoir comment utiliser les mots (phonétiques, lexicaux, sémantiques) et les phrases (grammaticales) afin de communiquer efficacement avec les autres ;
  • Pour ce faire, il doit d’abord avoir acquis la capacité de manipuler les sons d’une langue dans son esprit, afin de pouvoir s’exprimer ;
  • Cette capacité, qui est innée, est appelée « compétence linguistique » ;
  • Cette compétence permet à l’apprenant d’acquérir une seconde langue, ce qui signifie que la compétence linguistique de l’apprenant ne se limite pas à savoir parler une seconde langue, mais qu’il connaît également les règles qui la régissent ;
  • L’acquisition d’une telle compétence linguistique nécessite un certain nombre d’heures de pratique ;
  • L’acquisition d’une seconde langue se fait en 4 étapes : la mémorisation du vocabulaire, la compréhension de la grammaire, le développement de la prononciation et la production de la langue, puis la consolidation.
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Le bilinguisme : la transmission d’une langue mais aussi d’une culture

Au cours de cette session, nous discuterons de l’expérience bilingue en tant qu’opportunité d’apprentissage des deux langues et des deux cultures, et de la manière dont elle peut enrichir nos vies par le transfert de connaissances d’une langue à l’autre, et par la possibilité de les transmettre à nos enfants, qui pourront ensuite les utiliser pour créer leur propre identité et développer leurs compétences linguistiques (cognitives, émotionnelles et sociales). Nous explorerons l’importance de s’assurer que l’enfant reçoit les meilleures opportunités et ressources possibles pour s’intégrer dans la société, et donc pour réussir dans la vie, qu’il s’agisse d’aller à l’université, de trouver un emploi ou de fonder sa propre famille, etc.

L’un des principaux objectifs de l’éducation devrait être de développer des compétences et des attitudes utiles aux individus et à la société, et de promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit à la diversité culturelle, ainsi que le devoir de respecter les droits et la dignité de chaque individu, indépendamment de son sexe, de son âge ou de son handicap, et de ne pratiquer aucune discrimination à l’encontre de quiconque.

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