L’ONU

Le système des Nations Unies aborde les questions linguistiques sous différentes facettes.

L’UNESCO plaide en faveur d’une éducation dans la langue maternelle dès le plus jeune âge en raison de son importance en termes de création des bases solides de l’apprentissage : l’utilisation de la langue maternelle par les jeunes enfants à la maison ou dans le pré-primaire les prépare à une acquisition de l’alphabétisation sans difficultés dans leur langue maternelle et, ensuite, à ’acquisition d’une seconde langue (nationale), à un stade ultérieur de leur scolarisation.

Par éducation bilingue ou multilingue, l’UNESCO entend « l’emploi de deux langues ou plus comme vecteurs d’enseignement ». L’Organisation a adopté le terme « éducation multilingue » en 1999 pour faire référence à l’emploi d’au moins trois langues dans le milieu scolaire : la langue maternelle, une langue régionale ou nationale et une langue internationale.

L’importance de l’éducation dans la langue maternelle pendant les premières années de scolarisation est soulignée dans les constatations d’études, de recherches et de rapports, tels que le Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous publié annuellement par l’UNESCO. L’UNESCO encourage les approches bilingues ou multilingues dans l’enseignement basées sur l’utilisation de la langue maternelle – facteur important d’intégration dans l’enseignement et gage d’une éducation de qualité. Les recherches menées dans ce domaine montrent qu’elles ont un impact positif sur l’apprentissage et ses résultats. http://www.unesco.org/new/fr/education/themes/strengthening-education-systems/languages-in-education/

Le rapport du 7 mars 2005

L’Instance permanente des questions autochtones, sous les auspices du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) a publié le 7 mars 2005 un rapport sans précédent démontrant que la qualité de l’éducation en primaire était proportionnelle au niveau d’immersion en langue minoritaire.

Le Comité des droits de l’Homme et les droits linguistiques

Si aucune instance de l’ONU ne s’occupe spécifiquement de questions des droits linguistiques, plusieurs questions relatives au droit de l’homme ont couvert ces dernières années les questions linguistiques, en rappelant que les droits linguistiques étaient des droits de l’homme.

Lors d’une plainte déposée en 1997, le Comité des droits de l’Homme a estimé, tout en notant que la Namibie n’avait qu’une seule langue officielle (l’anglais), que l’existence d’une circulaire visant à empêcher l’emploi de l’afrikaans dans les communications avec les autorités faisait en sorte que les personnes de langue afrikaans sont victimes de violations de l’article 26 du Pacte (Droit à l’égalité, interdiction de discrimination fondée sur la langue). Preuve que les droits de l’Homme au niveau international peuvent avoir un impact sur toute politique linguistique. Le fait qu’un Etat n’ait qu’une langue officielle n’empêche pas qu’il organise des services dans la langue d’une minorité parce que leur nombre le justifie.

2008, année internationale de la langue

Le 16 mai 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2008 Année internationale des langues. Les questions de langue étant au cœur du mandat de l’UNESCO dans les domaines de l’éducation, des sciences, des sciences humaines et sociales, de la culture ainsi que de la communication et de l’information, l’Organisation a été nommée organisme chef de file pour la célébration de cet événement.

Pour célébrer l’Année internationale des langues, l’UNESCO invite les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les organisations de la société civile, les institutions éducatives, les associations professionnelles et toutes les autres parties prenantes à multiplier leurs activités propres afin de promouvoir et protéger toutes les langues, particulièrement les langues en danger, dans toutes les situations de la vie individuelle et collective

La Conférence internationale sur les langues organisée du 5 au 6 juin 2014 à Suzhou (Chine)

Les participants à la Conférence internationale sur les langues organisée du 5 au 6 juin 2014 à Suzhou, en Chine, ont convenu qu’un enseignement des langues de qualité était le moyen le plus efficace d’améliorer les compétences linguistiques. Les participants à cette conférence ont noté que l’immersion linguistique permet le développement des compétences linguistiques dans différentes langues peut également favoriser la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique entre les peuples. L’instruction dans la langue minoritaire est indispensable pour améliorer les résultats scolaires et renforcer l’identité, il faut continuer de dispenser une éducation axée sur la langue maternelle au moins pendant le cycle primaire. Des politiques et des pratiques linguistiques qui répondent aux besoins des communautés nationales, autochtones et immigrées peuvent améliorer l’efficacité de la communication en vue d’une coexistence pacifique au sein d’une société mondiale.

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