Le lycée Charles de Gaulle de Pulversheim définitivement condamné

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Depuis le début de la semaine, plusieurs lycées du Grand Est sont menacés d’une future fermeture, suite à un communiqué du président de la région, Jean Rottner.

Si le nom du premier est connu – il s’agit du lycée Charles de Gaulle de Pulversheim – les autres sont toujours tenus secrets. Sur la sellette, la fermeture de Pulversheim d’ici 2025 a été officiellement annoncée ce mercredi 19 octobre. Une annonce qui n’en a pas étonné certains, mais qui a créé l’émotion et l’indignation de nombre d’élus et d’habitants.

Une annonce qui fait grincer des dents

L’annonce de la fermeture a été non seulement mal reçue de la part des élus et des habitants, mais également chez les professeurs du Lycée professionnel.

Ceux-ci expliquent avoir appris la nouvelle à peine 10 jours avant l’annonce officielle. Un manque d’information qui donne l’impression à l’équipe professorale de ne pas être prise au sérieux.

En plus de l’information tardive, un manque d’explication est à pointer du doigt, surtout qu’au même moment où le président de la région annonçait la fermeture du site, des travaux de réhabilitations étaient entrepris. Une situation paradoxale qui en a énervé et surprise plus d’un.

De l’autre côté, Frédéric Bierry, président de la Collectivité d’Alsace, lève le ton contre cette décision. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Bierry pointe du doigt l‘inconcevabilité d’une telle décision, la région étant en pleine expansion démographique. Les trois filières du Lycée font, d’après lui, le plein et assurent de la main-d’œuvre qualifiée pour les entreprises locales et étrangères.

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Enfin, le président de la collectivité cite le passé historique du lycée, lieu où les mineurs alsaciens étaient formés avant de descendre dans les mines.

Alors, pourquoi fermer le lycée de Pulversheim ?

Si elle peut paraître soudaine, la décision de fermer le lycée professionnel de Pulversheim a en réalité abouti suite à de nombreux échanges et discussions entre le service d’administration et la région.

Jean Rottner explique que la fermeture était la seule solution viable et logique sur le long terme. La décision de fermer le lycée de Pulversheim, mais également les autres lycées non encore dévoilés se base sur deux arguments : la démographie et la vétusté.

Avec un taux de remplissage de 42 %, le lycée de Pulversheim accuse comme d’autres établissements un coût de chauffage élevé pour son ratio d’élèves. À ce jour, 353 lycées sont répartis sur la Région Grand Est. Pour le président de la région, entretenir des établissements avec un faible taux de remplissage mène à une perte énergétique considérable.

En second point, la vétusté des lieux entre en compte. Les locaux trop anciens et demandant de forts travaux représentent un surcoût considérable, pour des gains qui souvent ne suivent pas.

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