Pénurie de carburant : un retour à la normale en Alsace ?

Depuis fin septembre, plus d’un tiers des stations-service connaissent une pénurie d’un ou plusieurs carburants. Dès lors, des milliers et des milliers d’automobilistes français se sont résignés à attendre parfois jusqu’à trois heures afin d’approvisionner leur véhicule en carburant. Le manque de carburant est notamment dû à une grève couplée à la récente baisse des prix.

Le vendredi 14 octobre dernier, les grévistes ont annoncé avoir reconduit leur mouvement. Est-ce le signe d’une sortie de crise ?

Une crise de carburant qui a pris de l’ampleur crescendo  

Le manque de carburant a débuté le mois dernier dans les stations essence de TotalEnergies. Selon la firme, les raisons de cette pénurie seraient dues à « la baisse des prix ». TotalEnergies a en effet décidé de retirer 20 centimes d’euros par litre d’essence, décision qui a engendré une grande influence. Dans la volée, l’État français a également indiqué une remise de 20 centimes d’euros qui s’applique jusqu’à la fin de l’année 2022. Cet abattement de prix aurait provoqué une hausse de la demande et aurait commencé à réduire significativement les stocks de carburant.

Presque simultanément, au début du mois d’octobre, une partie des salariés des raffineries de la firme TotalEnergies et d’Esso-ExxonMobil ont annoncé une grève générale. Les grévistes réclament une augmentation salariale de 10%, en dépit des 3,5% négociés en début d’année.

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Les livraisons à la pompe ont été fortement ralenties et la crise du carburant n’a fait qu’empirer.

Les difficultés des travailleurs alsaciens face à la crise

Soignants, artisans, commerciaux alsaciens se sont parfois retrouvés dans l’incapacité de remplir leur réservoir ces deux dernières semaines. Tandis que certains d’entre eux parcourent jusqu’à 500 km en Alsace et ailleurs, la crainte de ne plus pouvoir travailler leur a sauté au cou.

Le paysage des stations-service alsaciennes s’est transformé en files d’attente interminables. Une fois encore, les infirmières et infirmiers étaient en première ligne, obligés pour la plupart de faire des dizaines de kilomètres chaque jour. Les patients venus des villages et communes éloignés ont également rencontré des difficultés pour se déplacer.

Un retour à la normale annoncée cette semaine ?

Malgré l’accalmie de la fin de semaine dernière, une grève générale est indiquée pour le mardi 18 octobre. La contestation s’étend suite à l’annonce du gouvernement de possibles réquisitions afin de mettre fin à la pénurie.

Les grévistes condamnent ce choix et y voient une atteinte aux droits de grève des salariés. Cependant, Esso-ExxonMobil promet un retour à la normale d’ici fin octobre et ne ferme pas les portes d’une possible négociation avec les grévistes.

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Le préfet du Nord s’est également aligné du côté du gouvernement en autorisant la réquisition d’un dépôt TotalEnergies de Mardyck, non loin de Dunkerque. 

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